Interview avec Aristide N’DIAYE

Aristide N’DIAYE,
une part d’histoire
au service de l’avenir

Aujourd’hui, nous avons le grand plaisir de vous présenter le portrait d’un membre historique du club en la personne d’Aristide N’Diaye. Coach et ancien joueur, il s’ouvre à vous. Voici son portrait.

Bonjour Aristide !
Peux-tu nous expliquer
ton parcours au sein du SSCC ?

“Bonjour ! Je suis arrivé au club du SSCC Handball à l’âge de 14 ans et j’en ai 40 cette année. Mon parcours sportif a débuté avec la section football du Stade Sottevillais Cheminots Club à l’âge de 6 ans. J’ai joué dans toutes les catégories jusqu’aux moins de 15 Nationaux. Je suis arrivé au handball pour découvrir un nouvel environnement et un nouveau sport collectif car j’ai toujours considéré le sport comme une œuvre à plusieurs mains, dans laquelle l’individu est au service du groupe. L’encadrement du club, et notamment Bernard MATTY, m’a permis assez rapidement d’accéder au meilleur niveau régional et de faire partie de l’équipe de Normandie à l’âge de 1+ ans.

Aristide N’DIAYE

La compétition m’a toujours motivée et a toujours été un moteur dans ma progression individuelle. Rapidement, je me suis intéressé à l’entraînement sportif. J’ai donc naturellement passé tous mes diplômes fédéraux. J’entraînais le baby hand et d’autres catégories jeunes . J’ai joué à partir de 17 ans en Séniors ; à l’époque, Sotteville était loin du niveau auquel il est aujourd’hui. J’ai eu l’opportunité d’aller jouer à Montville quelques années afin de découvrir le niveau pré-Nationale et jouer la montée en N3. J’ai été coaché entre autres par Jean-Christophe MABIRE, l’emblématique kiné de l’équipe de France depuis des années, qui est aujourd’hui encore en poste. Je me revois hocher la tête en tentant de lui faire croire que je comprenais toutes les consignes qu’il me donnait. De beaux souvenirs. Après toute cette expérience engrangée il était pour moi naturel de revenir donner au club ce que j’avais accumulé comme expérience durant ces quelques années comme un juste retour aux choses.”

Quel est ton rôle en tant que vice-président ?

“Je dois avouer que je suis beaucoup moins actif que mes collègues de bureau dont je salue l’abnégation, notamment celle de la présidente. Je suis vice-président avec une mission spécifique : celle de représenter les équipes Séniors  au bureau. Ma mission principale est de pérenniser l’esprit du SSCC Handball qui depuis des années permet de défendre des valeurs qui me sont chères comme le respect du maillot, la démocratie participative et la promotion du joueur par son implication dans l’équipe.

De par la connaissance des acteurs locaux du handball, du sport et de la politique, j’essaie de faire partager mes expériences à des membres du bureau ayant d’autres compétences que celles-ci afin de faire avancer le projet du club et de ne pas tomber dans certains écueils. J’opte pour une structuration douce et solide. Je dois souligner que la collaboration avec la mairie de Sotteville-lès-Rouen est remarquable tant sur le plan humain que fonctionnel.”

L’équipe entraînée
par Aristide N’DIAYE

Ton meilleur souvenir handballistique ?

“Lorsque j’ai joué face à Falaise en Coupe de France en 2008, l’année durant laquelle Gaël MONTUREL, l’ancien “bronzé”, champion du monde et médaillé Olympique était revenu faire une pige dans ce club. Je joue demi-centre et Gaël MONTUREL joue pivot. Je dois dire que défendre sur lui n’a pas été simple durant tout le match mais j’ai vécu ce moment comme une réelle consécration.”

Les personnes qui ont influencé
ton parcours sportif ?

“Je dois citer en premier lieu Jackson RICHARDSON. J’avais un tee-shirt à son effigie que j’ai gardé des années, même troué ! Je le mettais en dessous de mes maillots de matchs toutes les semaines. Ce tee-shirt  m’a porté chance. Pour la partie entraineur, j’aime la classe d’Arsène WENGER dont j’avais pendant longtemps dans mes toilettes un autographe obtenu par sa belle-sœur que ma femme connaissait.

Peux-tu nous parler du lien
entre ta structure professionnelle et le club ?

“Je travaille en tant que chef de service  au sein de « la Fondation Les Nids” qui œuvre dans le cadre de la protection de l’enfance. Naturellement, nous associerons certains jeunes à des manifestations sportives du club ou à certains projets. Ainsi, des jeunes ont pu participer à la fête du Stade il y a deux ans et un jeune a pu accéder à la Section Sportive du Lycée des Bruyères cette année. D’autres jeunes, par le passé, ont pu matérialiser le lien entre les deux structures. Le sport peut être un véritable secteur d’intégration, notamment pour des jeunes qui ont besoin d’un rêve lorsque leur réalité est parfois cauchemardesque.”

Qu’est-ce qui t’as donné envie
de devenir entraîneur des adultes ?

“J’ai toujours été capitaine de mes équipes, ou alors très souvent. J’aime l’idée de mener un groupe à la performance tout en maintenant une ambiance conviviale et une notion de plaisir. La continuité logique a donc été très rapidement d’accéder à des fonctions de managérat et d’entraînement.

J’ai vu arriver Aurélien LAINE au club il y a maintenant plus de dix ans. Nous avons tout d’abord joué ensemble. J’étais le vieux briscard un peu filou (pour être indulgent avec moi-même), et li le jeune avec des qualités athlétiques hors normes. Un bon combo. Très vite, une notion nous a rapproché, cette commune intolérance à la défaite… Aujourd’hui, les rôles sont bien répartis. Avec son poste de directeur sportif, il supervise l’ensemble des catégories et veille au développement sportif du club. Quant à moi, je m’occupe de l’équipe première avec l’immense privilège de bénéficier de son travail sur les jeunes générations qui arrivent à maturité lorsqu’ils rejoignent les Séniors.”

Bien qu’entraîneur,
Aristide est également joueur.

Quelques mots sur les projets du club
pour les équipes séniors ?

“Le club de Sotteville a toujours été un club formateur au sens premier du terme. L’accent a toujours été mis sur la jeunesse. Il a manqué pendant des années lorsque le club était encore en phase de construction, une possibilité pour les meilleurs éléments d’accéder au meilleur niveau. Aujourd’hui, la qualité de la formation est reconnue à un juste niveau et de nombreux jeunes peuvent s’épanouir au sein de la section Section et bien au-delà. Le rapprochement dans le cadre d’une convention avec le club de  Oissel a pu permettre également à des joueurs couvés au sein du club de découvrir le niveau N2 et ses exigences tout en restant en lien avec le club ce que chacun souhaite préserver. L’accession en N3 reste un objectif réalisable à court terme pour le club de Sotteville.« 

Malheureusement, l’arrêt des entraînements et des compétitions ne t’a pas épargné
en tant que joueur et entraîneur.
Comment se passe cette période ?

“Pour ma part, j’ai mis à profit les périodes de confinement pour passer mon diplôme d’entraîneur régional adulte. Cela m’a permis de rester en lien avec l’activité du handball sans pour autant pouvoir la pratiquer. La période actuelle est vraiment particulière dans la vie d’un sportif. Elle oblige un recentrage sur soi-même en ne permettant pas de regroupements ce qui est un comble pour les sports collectifs. Il est important de veiller à ce que cela ne devienne pas un repli sur soi pour chacun d’entre nous. Il faut veiller à ce que le lien social perdure malgré des conditions particulières. Les réseaux sociaux peuvent y participer dans une moindre mesure même si nous constatons que cela ne remplace pas l’échange réel et le plaisir d’être ensemble. Vivement le retour à Rostand le samedi soir avec le meilleur public Normand, comme me le répètent tous les jours mes deux filles Noa et Métisse.”

As-tu un petit mot pour les licenciés ?

“Pour tous les licenciés, je voudrais leur dire qu’ils peuvent être fiers de jouer au club du SSCC Handball, par les valeurs qui y sont véhiculées et les compétences qui le composent. Je leur demande donc de revenir en masse à partir  de cet été, et même avant si les mesures sanitaires le permettent, pour la préparation sportive qui s’organise déjà afin de préparer une saison qui sera magnifique. J’ajouterai un petit mot aux parents des licenciés pour qui, malgré les nombreuses activités mises place par l’équipe d’entraîneurs, la période n’a pas été facile , pour leur dire que nous pensons également à eux tant leur engagement et leur soutien est important pour le développement de leurs enfants et du club.”

Voilà ça en est fini
pour cette interview avec Simon HOUCHARD !
A la prochaine pour d’autres gazettes !

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Louis Saunier
Publications: 29